Philosophie

Mon travail s’inscrit dans une sensibilité proche du wabi-sabi

une attention portée à l’impermanence, aux traces, à la beauté du marqué.

Je m’intéresse à ce qui a déjà traversé quelque chose.

À la matière altérée.

À la surface transformée.

À l’empreinte laissée par le temps, la lumière ou les éléments.

Le feu noircit sans détruire.

La mer polit sans effacer.

La lumière révèle sans bruit.

Ce qui semble fragile contient souvent une force silencieuse.

Ce qui paraît altéré peut devenir essentiel.

CRÉATION

- Chaque pièce est unique

- numérotée

- signée

Elle n’a pas vocation à occuper un espace, mais à y introduire une présence

Démarche

Je travaille avec des matériaux ou des procédés qui portent déjà une histoire.

Bois brûlé / Bois flotté / Galets / Cyanotype / Peinture (monoprint)

Chaque médium implique une transformation :

La combustion, l’érosion, l’exposition à la lumière, le transfert, l’empreinte.

Je n’impose pas une forme à la matière.

Je dialogue avec elle.

Certaines œuvres naissent d’un geste maîtrisé.

D’autres d’une découverte.

Toutes reposent sur l’attention.

Je ne cherche pas à corriger l’irrégularité.

Je la laisse exister… Elle est essentielle et je la sublime.

Je cherche cette tension discrète :

entre vulnérabilité et présence,

entre cicatrice et lumière.

KURO & KIN

On raconte qu’autrefois, dans le bois marqué par le feu, deux esprits naquirent.

L’un s’appelait Kuro (黒).

Il portait la nuit, la cendre, la mémoire des flammes.

Sa peau était sombre, texturée, marquée.

Il ne cachait rien.

Il assumait tout.

L’autre s’appelait Kin (金).

Il habitait le cœur.

Invisible à l’œil pressé.

Mais incandescent.

Précieux.

Indestructible.

On croyait qu’ils étaient deux.

On croyait qu’ils s’opposaient.

Mais la vérité est plus silencieuse.

Kuro n’était pas l’ombre.

Il était la protection.

Kin n’était pas la lumière.

Il était la vérité.

Et un jour, ils comprirent qu’ils ne faisaient qu’un.

En cours de réalisation, il faudra revenir !

Légende d’une seule âme

Créer, c’est structurer la présence.

OCTO

regarder autrement